Dans le cadre des subventions de GAVI ALLIANCE, l’ONG APEB, membre de la Plateforme des organisations de la société civile pour la vaccination et l'immunisation au Togo (POSCVI-TOGO) a organisé des dialogues communautaires sur l’importance de la vaccination dans les districts sanitaires des Lacs et du Bas-Mono du 4 au 14 août 2026. Ces activités ciblaient particulièrement les localités à faible couverture vaccinale et les zones marquées par des réticences à la vaccination. Les rencontres ont concerné huit villages : Kpotè, Gbavé, Awavé et Mawoussi-Hangoumé dans le Bas-Mono, ainsi qu’Adissem, Zalivé, Atikpo-kopé et Vodougbé dans les Lacs. Chaque dialogue a réuni 19 participants issus de différents profils, notamment les membres de la communauté, les leaders communautaires, les membres des CVD, chef traditionnel, etc. L’objectif était d’analyser avec la communauté les données de la vaccination dans le milieu, d’identifier les causes des refus et réticences et de rechercher collectivement des solutions pour améliorer la couverture vaccinale. Ainsi, les principaux obstacles relevés face à la réticence sont la peur des effets secondaires, l’insuffisance et les fausses informations, l’oubli ou la méconnaissance du calendrier vaccinal, la perception de l’accueil dans les centres de santé et le manque de motivation de certains parents. Afin d’apporter des réponses fiables aux préoccupations des communautés et de dissiper les doutes, des explications ont été fournies sur les avantages et le fonctionnement des vaccins ainsi que sur le calendrier vaccinal. Une attention particulière a été accordée au vaccin contre le cancer du col de l’utérus et au vaccin contre le paludisme, récemment introduit dans le PEV. À la suite des échanges, chaque localité a élaboré un plan d’action prévoyant notamment le renforcement de la sensibilisation et l’organisation de séances de rattrapage pour les enfants non vaccinés ou ayant un calendrier vaccinal incomplet. Les dialogues ont contribué à améliorer la compréhension de la vaccination, à déconstruire les rumeurs et la désinformation, et à encourager l’adoption progressive de comportements favorables à la vaccination. Les participants ont apprécié l’initiative et ont recommandé la poursuite, de même que le renforcement des séances de sensibilisation. Les comités villageois de vaccination sont ainsi appelés à maintenir les actions de causerie et de mobilisation communautaire afin de contribuer durablement à l’amélioration de la couverture vaccinale.Lire plus
Dans le cadre des interventions de l’experte psychosociale Mme Ursula WALTER-OKINE, quatre ateliers de couples ont été organisés à Afagnan les 11 février et 03 mars 2026 et à Aného les 19 février et 05 mars 2026 afin de renforcer les relations au sein des couples et de promouvoir des pratiques favorisant une vie familiale harmonieuse. Ces rencontres s’inscrivent dans l’accompagnement des bénéficiaires du projet et visent à consolider les changements positifs observés dans les ménages. Chaque atelier a réuni 11 bénéficiaires accompagnées de leurs conjoints en plus de deux conseillères endogènes, soit 24 participant·e·s par atelier et un total de 96 participant·e·s. À travers des échanges participatifs et des exercices pratiques, les participant·e·s ont réfléchi aux rôles sociaux des femmes et des hommes dans le couple, entre traditions et modernité. Les discussions ont également porté sur les différentes formes de violences basées sur le genre et les moyens de les prévenir. Les ateliers ont permis de mettre en pratique des outils favorisant une communication constructive, notamment l’écoute active, ainsi que des comportements propices à une meilleure entente familiale grâce à un exercice intitulé « Un pas en avant ». Les ateliers ont connu une forte participation et un engagement remarquable des couples. À l’issue des séances, les participant·e·s se sont engagés à mieux répartir les ressources et les responsabilités au sein du foyer, à instaurer un dialogue et à promouvoir une cohabitation harmonieuse, y compris dans les ménages polygames. Les bénéficiaires ont également partagé les changements positifs observés dans leurs communautés. Plusieurs ont indiqué que, grâce aux ateliers, certains conjoints ont rejoint les groupements de leur village, illustrant une implication croissante des hommes dans les initiatives communautaires. Ces résultats témoignent d’un effet multiplicateur du projet et d’une appropriation durable des thématiques abordées au-delà des bénéficiaires directs.Lire plus
Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités, Madame Ursula WALTER-OKINE, personnel d’appui en conseil psychosocial et en médiation mise à disposition de l’ONG APEB par l’organisation partenaire allemande Pain pour le Monde a organisé le 21 janvier 2026 à l’hôtel Chic Millenium d’Afagnan, une formation continue à l’endroit des 21 conseillères endogènes issues des 21 villages abritant le projet « Renforcer l’indépendance économique des femmes et leur accès aux soins de santé primaires » dans les préfectures des Lacs, du Bas-Mono et de Yoto. Cette formation vise à renforcer leurs compétences en accompagnement psychosocial des plus de 500 bénéficiaires du projet répartis en groupement par village. Dans une ambiance participative et propice aux échanges, les conseillères ont approfondi les attitudes professionnelles essentielles à l’accompagnement psychosocial, notamment l’empathie et le respect de la confidentialité. La formation a également porté sur la communication dans le leadership. À travers des exercices pratiques en plein air dont une activité guidée les yeux bandés, les participantes ont expérimenté l’importance de la confiance mutuelle et de la coopération au sein d’un groupe. L’approche de la médiation a également été abordée et mise en pratique. Cet atelier a offert aux conseillères endogènes l’occasion de partager leurs expériences, leurs bonnes pratiques et les défis rencontrés dans leur travail quotidien. Elles sont reparties dans leurs groupements avec des capacités renforcées, de nouvelles idées et des outils concrets pour améliorer l’accompagnement des bénéficiaires.Lire plus
Les 19 et 20 Août 2025, l’ONG APEB a organisé un atelier de formation sur le concept « Do No Harm » qui signifie « Ne pas Nuire » au profit de son personnel et de ses collaborateurs. Tenue dans la salle de réunion du Centre Hospitalier Préfectoral d’Aného, cette formation, animée de façon participative et dans une très bonne ambiance, a connu la participation de 25 personnes et a été animée par 4 formateurs venus de différents pays à savoir le Tchad, le Cameroun, le Bénin et la République Démocratique du Congo. Que vise réellement le concept « Ne pas nuire » ? Ce concept a pour objectif d’orienter les organisations non gouvernementales internationales et/ou locales sur la manière d’apporter, en période de conflit, une assistance humanitaire ou un appui au développement capable d’encourager les communautés locales à renoncer à la violence et à privilégier des solutions pacifiques et durables, plutôt que de contribuer à l’escalade des tensions. Au premier jour de cet atelier, les participants ont été entretenus sur le cadre conceptuel « Ne pas Nuire » à travers une présentation du contexte et de l’historique de l’approche. Une étude de cas internationale a permis aux participants de mieux comprendre les effets des interventions dans un contexte conflictuel. L’accent a été mis sur l’analyse contextuelle du conflit, l’identification des facteurs de division (diviseurs) et des éléments favorisant la paix (connecteurs). La seconde journée a porté sur l’analyse d’un projet d’aide, en insistant sur les impacts involontaires liés aux choix de programmation (ressources, messages implicites). L’atelier s’est achevé par une synthèse du cadre « Ne pas Nuire », renforçant la compréhension des participants sur les effets possibles de leurs interventions. Lire plus